Finale Maroc-Sénégal : les vérités de Lekjaa sur la controverse
Près de cinq mois après la finale de la Coupe d’Afrique des nations remportée par le Maroc face au Sénégal, les débats autour de cette rencontre continuent d’alimenter les discussions dans le monde du football africain. Face aux critiques émises par certains responsables sénégalais concernant l’arbitrage et l’organisation de la compétition, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a tenu à apporter des éclaircissements.
Lors de son intervention dans l’émission « Magharib » diffusée sur la plateforme Al Jazeera 360, le dirigeant marocain a rejeté toute accusation de traitement de faveur envers la sélection nationale. Selon lui, le parcours du Maroc durant le tournoi et le déroulement de la finale démontrent que la victoire a été obtenue sur le terrain, sans avantage particulier.
Hébergement et infrastructures : une organisation anticipée
L’une des principales critiques formulées après la finale concernait les conditions d’hébergement et les installations d’entraînement mises à la disposition de l’équipe sénégalaise. Fouzi Lekjaa a expliqué que l’ensemble de la logistique avait été planifié bien avant le début de la compétition, avec une répartition préétablie des hôtels et des centres d’entraînement.
Il a précisé que le Sénégal avait disposé de ses propres infrastructures durant son séjour à Tanger. Le transfert de la finale à Rabat impliquait naturellement un changement de lieu de résidence et d’entraînement, conformément aux dispositions prévues pour les équipes qualifiées.
Selon le responsable marocain, la délégation sénégalaise aurait exprimé des réserves concernant l’hôtel qui lui avait été attribué. Les organisateurs auraient alors proposé une solution alternative afin de répondre à ses attentes. La même démarche aurait été adoptée pour les terrains d’entraînement, plusieurs options ayant été mises à sa disposition avant qu’elle ne fasse son choix définitif.
La question sensible des billets
La répartition des billets figure également parmi les sujets qui ont suscité des tensions après la finale. Certains supporters sénégalais ont dénoncé des difficultés d’accès aux places disponibles, tandis que les tribunes étaient largement dominées par les supporters marocains.
Fouzi Lekjaa rappelle que la vente des billets relevait de la Confédération africaine de football (CAF) et qu’elle avait été ouverte plusieurs semaines avant le début du tournoi. Il estime que la forte mobilisation des supporters marocains résulte principalement de l’engouement populaire autour de la compétition.
Le président de la FRMF affirme toutefois qu’un quota supplémentaire de billets avait été accordé à la délégation sénégalaise afin de permettre à ses supporters d’assister à la rencontre dans de bonnes conditions.
Le penalty de la controverse
Le moment le plus discuté de cette finale demeure le penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes du match. Cette décision arbitrale a provoqué une vive contestation du côté sénégalais et alimenté les débats après le coup de sifflet final.
Pour Fouzi Lekjaa, cette réaction a dépassé le simple cadre sportif. Il considère que la décision de l’arbitre était justifiée et affirme être convaincu de la validité de l’action ayant conduit au penalty. Selon lui, la pression liée à l’enjeu de la finale a contribué à l’escalade des tensions observée en fin de rencontre.
Préserver les relations entre Rabat et Dakar
Au-delà de la polémique sportive, le dirigeant marocain a insisté sur la solidité des relations entre le Maroc et le Sénégal. Il a rappelé que les liens entre les deux pays reposent sur une longue histoire de coopération et dépassent largement le cadre du football.
Fouzi Lekjaa a également souligné les échanges réguliers entre les fédérations des deux pays et les visites effectuées par des responsables sénégalais dans les infrastructures sportives marocaines, notamment au Complexe Mohammed VI de football.
Le Maroc met en avant son savoir-faire organisationnel
En conclusion, le président de la FRMF estime que cette finale ne doit pas faire oublier la réussite globale de la compétition. Il met en avant les infrastructures modernes du Royaume, la qualité de l’organisation et la capacité du Maroc à accueillir de grands événements sportifs internationaux.
Selon lui, les retours positifs reçus de nombreuses délégations et instances du football témoignent du niveau atteint par le pays dans le domaine de l’organisation sportive. Pour les responsables marocains, la CAN 2026 constitue ainsi une nouvelle démonstration du savoir-faire du Royaume dans l’accueil des compétitions majeures du continent africain.
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