Pluies salvatrices : le Maroc consolide sa sécurité alimentair
La Banque mondiale dresse un constat globalement rassurant pour le Maroc. Selon son dernier rapport, la sécurité alimentaire du Royaume se maintient à un niveau relativement stable, portée notamment par les précipitations enregistrées lors de la dernière campagne agricole. Un facteur climatique décisif dans une région MENA marquée par de fortes disparités et une volatilité persistante.
Dans son analyse des dynamiques alimentaires mondiales, l’institution souligne que le Maroc, aux côtés de l’Algérie et de la Tunisie, affiche une résilience notable. Une situation qui contraste avec celle d’autres pays confrontés à des crises alimentaires aiguës.
Le tableau est nettement plus préoccupant ailleurs. Au Yémen, la disponibilité des produits alimentaires ne suffit pas à compenser leur coût élevé, excluant une large partie de la population de l’accès à une alimentation de base. Même tendance en Afghanistan, où la hausse des prix et la baisse des revenus aggravent l’insécurité alimentaire. En Syrie, malgré une légère amélioration récente, la majorité de la population reste en difficulté. Quant au Liban, il demeure fragilisé par une crise économique et sociale persistante.
Dans ce contexte contrasté, le Maroc bénéficie d’un levier conjoncturel majeur : le retour des pluies. Ces précipitations ont revitalisé la campagne agricole et amélioré les réserves en eau, avec plusieurs barrages affichant des taux de remplissage élevés. Cette dynamique contribue directement à sécuriser les approvisionnements et à stabiliser les marchés agricoles.
Au-delà de cet élément climatique, le positionnement structurel du Royaume attire également l’attention. Dans un rapport publié en janvier, le Forum économique mondial qualifie le Maroc de « modèle émergent », capable de concilier sécurité alimentaire et transition énergétique. Un double défi majeur à l’échelle mondiale.
Cette problématique s’inscrit dans une perspective globale : nourrir une population mondiale estimée à près de 9,8 milliards d’habitants d’ici 2050, tout en réduisant l’empreinte carbone du système agroalimentaire, responsable d’une part significative des émissions mondiales.
Dans ce cadre, le rôle stratégique du Maroc se confirme. Grâce à ses importantes réserves de phosphates — représentant près de 70 % des ressources mondiales — et à son positionnement parmi les principaux exportateurs d’engrais, le pays dispose d’un atout géopolitique majeur. Le OCP Group, acteur central du secteur, illustre cette capacité à peser sur les équilibres agricoles mondiaux.
Cette réalité met en lumière ce que certains experts qualifient de « paradoxe africain » : un continent riche en terres arables encore inexploitées, mais fortement dépendant des importations alimentaires. Dans ce contexte, le modèle marocain, fondé sur l’innovation agricole et la durabilité, apparaît comme une voie stratégique pour renforcer la souveraineté alimentaire à l’échelle régionale.
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