Sélection de la semaine : une semaine charnière entre ferveur sportive et équilibre institutionnel
À mesure que la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’approche de son dénouement, et que son impact continue de peser fortement sur l’humeur collective et l’espace public, la Sélection de la semaine de « Walaw » pour la période du 11 au 17 janvier 2026 s’inscrit dans une logique singulière : celle d’une lecture d’un moment national complexe, où se croisent le sportif et le politique, l’institutionnel et le social, sans amalgame ni dramatisation.
Cette édition ne dresse ni bilan, ni pronostic. Elle capte un rythme.
Celui d’un élan populaire porté par le football.
D’une vigilance diplomatique et sécuritaire qui encadre la séquence.
Et d’une pression sociale et économique qui s’impose avec force à l’orée d’une année lourde en dossiers.
Comme à l’accoutumée, cette sélection n’est ni un classement partisan ni une lecture d’intentions, mais une observation des performances, du dimanche au dimanche, selon la logique du terrain, et non celle des communiqués.
Dispositif tactique adopté : 4-2-3-1
Le choix du 4-2-3-1 reflète la nature même de la période :
- Un gardien capable de faire basculer un moment national.
- Une ligne défensive souveraine qui sécurise la profondeur diplomatique et stratégique.
- Un double pivot chargé de réguler la communication et le dossier social de l’emploi.
- Un trio avancé reliant action politique et humeur collective.
- Et une pointe symbolique transformant l’exploit sportif en énergie nationale.
Un schéma d’équilibre.
Sans précipitation.
Une construction patiente avant le verdict.
Gardien de but
(1) Yassine Bounou : le gardien de l’instant national
Gardien de l’équipe nationale
Bounou intègre la sélection cette semaine comme une évidence, et pas seulement comme un symbole.
La demi-finale a été l’événement central de la semaine, et Bounou en a incarné l’un des visages majeurs : arrêts décisifs, solidité mentale, capacité à transformer la pression en confiance collective.
Son positionnement dans les cages traduit le déplacement du centre de gravité de la semaine : du discours vers le ressenti, de l’analyse vers l’émotion positive.
Un gardien qui ne se contente pas de repousser des ballons, mais qui règle le tempo psychologique d’une nation entière à la veille d’un rendez-vous décisif.
Ligne défensive
(2) Nadia Fettah Alaoui : préserver les équilibres financiers en début d’année sensible
Ministre de l’Économie et des Finances
Elle conserve son poste d’arrière économique dans une phase délicate, où se croisent coût de la vie, réforme des retraites et attentes sociales élevées.
Son action cette semaine s’est distinguée par un discours de clarté et de réalisme, loin de toute communication rassurante artificielle ou alarmiste.
(3) Nasser Bourita : consolider la profondeur diplomatique dans un environnement mouvant
Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger
Il maintient sa place par une présence constante et des mouvements diplomatiques équilibrés, garants de continuité dans une phase régionale instable.
Un latéral qui sait quand monter et quand tenir la ligne.
(4) Mohammed Berrid : sécuriser la profondeur sud avec sobriété stratégique
Inspecteur général des Forces Armées Royales et Commandant de la zone Sud
Son entrée reflète la centralité du registre souverain cette semaine, à la lumière de rencontres de coordination sensibles liées aux provinces du Sud.
Un défenseur discret, mais présent là où cela compte.
(5) Nizar Baraka : défendre la sécurité hydrique comme priorité nationale
Ministre de l’Équipement et de l’Eau
Entrée marquante après la publication de données inédites sur les précipitations et le niveau des barrages.
Le dossier de l’eau revient avec force sur le devant de la scène, porté par une approche stratégique plutôt que conjoncturelle.
Double pivot
(6) Mustapha Baïtas : absorber la pression communicationnelle et structurer le récit gouvernemental
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement
Un milieu défensif de la communication, opérant dans une zone saturée où chaque mot peut devenir crise.
Cette semaine, son rôle a été avant tout protecteur.
(8) Younes Sekkouri : piloter le dossier de l’emploi dans une séquence sociale sensible
Ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences
Il conserve sa place au regard de ses engagements autour du dialogue social et de la réforme du Code du travail.
Un milieu qui relie promesses et mise en œuvre.
Ligne de soutien offensif
(7) Hicham Balaoui : impulser la réforme judiciaire par la numérisation et la transparence
Procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du Ministère public
Entrée qualitative après l’annonce de mesures concrètes pour la mise en œuvre du registre numérique de la garde à vue.
Une attaque réformatrice calme, opérant par le droit plus que par le slogan.
(10) Aziz Akhannouch : chef d’orchestre politique en phase de transition
Chef du gouvernement
Il conserve sa place après des décisions et réorganisations internes ayant suscité un large débat, perçu par beaucoup comme un test réel de la démocratie interne.
Un joueur qui distribue le jeu plus qu’il ne conclut.
(11) Amine Tahraoui : but réformateur dans le chantier de la protection sociale
Ministre de la Santé et de la Protection sociale
Son entrée intervient après l’adoption d’un projet de loi structurant unifiant la gouvernance de l’AMO.
Un attaquant qui marque par les politiques publiques, non par les déclarations.
Avant-centre
(9) Walid Regragui : transformer l’exploit sportif en énergie nationale
Sélectionneur national
Toujours en pointe après avoir conduit la sélection vers une finale historique.
Regragui ne marque pas seulement des buts. Il façonne un climat, construit une humeur collective et transforme le sport en discours de confiance dans un moment charnière.
Nouveaux entrants cette semaine
• Yassine Bounou
• Mohammed Berrid
• Nizar Baraka
• Mustapha Baitas
• Hicham Balaoui
• Amine Tahraoui
Leur présence traduit un recentrage du moment vers la souveraineté, la réforme sociale et l’humeur collective.
Ils conservent leur place
Nadia Fettah Alaoui, Nasser Bourita, Younes Sekkouri, Walid Regragui, Aziz Akhannouch.
Une continuité dictée par l’impact et la performance, non par l’habitude.
Pour consulter la sélection de la semaine précédente (dimanche 11 janvier 2026) :
🔗 https://fr.walaw.press/article/GQMSQPXXLSRX
La politique, comme le football,
ne se joue pas seulement sur les noms…
mais sur le moment, le placement
et la lecture fine de l’humeur collective.
Et le ballon est toujours en jeu.
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