Cybersécurité : le Maroc se classe 43e mondial dans le classement 2026
Le Maroc confirme la montée en puissance de son dispositif national de cybersécurité. Le Royaume occupe la 43e place mondiale sur 155 pays dans le classement mondial de la cybersécurité 2026 publié par l’Académie estonienne de gouvernance électronique (eGA), avec un score de 79,17 points sur 100.
Cette position place le Maroc parmi les pays ayant consolidé leurs capacités de prévention et de réponse face aux menaces numériques. Le classement met notamment en avant les progrès réalisés dans la protection des infrastructures critiques, la sécurisation des systèmes d’information et le renforcement du cadre institutionnel consacré à la cybersécurité.
Un dispositif national structuré
La performance du Maroc s’appuie notamment sur l’action de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), ainsi que sur le cadre réglementaire instauré par la loi n° 05.20 relative à la cybersécurité.
Le dispositif national repose également sur l’intervention de plusieurs organismes spécialisés dans la protection de l’espace numérique. La sécurisation des infrastructures informatiques critiques figure parmi les principaux axes de cette stratégie, au même titre que le développement de solutions d’identité électronique destinées à sécuriser les transactions administratives.
La protection des données personnelles constitue également un volet important de cet écosystème. Elle relève notamment de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP).
Une évaluation fondée sur 49 indicateurs
Le classement 2026 repose sur 49 indicateurs répartis entre 12 domaines d’évaluation. Ceux-ci sont regroupés autour de trois grandes dimensions : la stratégie nationale de cybersécurité, les capacités de prévention et les moyens disponibles pour répondre aux menaces numériques.
L’analyse prend notamment en considération l’existence de cadres juridiques, les structures spécialisées, les mécanismes de réponse aux incidents, la coopération internationale, ainsi que les efforts consacrés à l’éducation et à la recherche.
Dans cette évaluation, le Maroc affiche également des avancées dans la planification stratégique et le développement de ses politiques publiques en matière de cybersécurité, avec notamment l’intervention de la Commission stratégique de cybersécurité.
La formation, un enjeu stratégique
Le développement des compétences constitue un autre volet mis en avant dans l’évaluation. Plusieurs universités marocaines proposent désormais des formations et des cycles d’études supérieures consacrés à la cybersécurité.
Cette orientation répond à une demande croissante en profils capables d’identifier les vulnérabilités, d’analyser les menaces et de renforcer la protection des infrastructures numériques.
Le Royaume mise également sur la sensibilisation et l’analyse des risques, avec des initiatives telles que la plateforme « e-Himaya », ainsi que sur le développement de capacités nationales en matière de recherche et d’innovation.
Le Maroc devant plusieurs puissances technologiques
À l’échelle mondiale, l’Albanie occupe la première position du classement avec les défenses cybernétiques les mieux évaluées selon cette étude. Le Canada arrive deuxième, avec 96,67 points, devant la Finlande, créditée de 95,83 points.
Le classement place également plusieurs grandes économies technologiques parmi les premières positions, tandis que le Maroc se retrouve devant plusieurs pays européens, américains, africains et asiatiques.
Le Brésil figure au 56e rang mondial et la Chine au 61e, avec 69,17 points. La Norvège et la Suisse occupent respectivement les 46e et 47e positions.
Cette 43e place traduit ainsi une progression du Maroc sur plusieurs composantes de la cybersécurité, notamment sur les plans institutionnel, réglementaire et technique.
Poursuivre les investissements dans la résilience numérique
Au-delà du classement, les résultats soulignent l’importance pour le Maroc de poursuivre ses efforts dans un environnement numérique où les risques évoluent rapidement. Le renforcement des infrastructures, la formation des spécialistes, la protection des données et l’amélioration des mécanismes de réponse constituent autant de leviers pour consolider la résilience du pays.
La 43e position obtenue en 2026 apparaît ainsi comme un indicateur des capacités déjà développées, mais aussi comme un encouragement à poursuivre les investissements dans les technologies, les compétences et les dispositifs nationaux de protection contre les cybermenaces.
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