Pétrole : les marchés restent suspendus aux tensions entre Washington et Téhéran
Les cours du pétrole ont terminé la semaine sur une note quasi stable, signe d’un marché partagé entre prudence et nervosité face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les investisseurs suivent de près l’évolution des relations entre les États-Unis et l’Iran, dont l’issue pourrait influencer directement l’équilibre de l’offre mondiale.
Des prix proches de l’équilibre malgré la volatilité
À la clôture hebdomadaire, le baril de Brent pour livraison en avril s’est établi autour de 71,76 dollars, enregistrant une légère progression, tandis que le West Texas Intermediate a légèrement reculé à environ 66,39 dollars lors de sa dernière séance pour l’échéance de mars. Ces variations limitées traduisent un marché hésitant, oscillant entre anticipation de risques géopolitiques et signaux d’un possible excédent d’offre.
Les analystes soulignent que les investisseurs ont récemment revu à la hausse la prime de risque intégrée dans les prix, les cours ayant atteint leurs niveaux les plus élevés depuis environ six mois.
Le facteur géopolitique au cœur des anticipations
La perspective d’une intervention militaire américaine contre l’Iran reste l’élément déterminant. Le président américain a fixé un délai de dix à quinze jours pour décider d’une éventuelle action si les discussions diplomatiques échouent. Cette échéance a renforcé la prudence des opérateurs, qui intègrent désormais l’hypothèse d’une escalade dans leurs scénarios de marché.
Un conflit ouvert pourrait perturber les flux pétroliers internationaux, notamment si le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, venait à être affecté. Toute perturbation dans cette zone aurait un impact immédiat sur les chaînes d’approvisionnement et sur les prix.
Une diplomatie encore active
Malgré les tensions, des signaux d’ouverture subsistent. La diplomatie iranienne a exprimé sa volonté d’aboutir rapidement à un accord avec Washington et prépare une proposition susceptible d’être examinée par les représentants américains. Cette perspective maintient un certain équilibre psychologique sur les marchés, les investisseurs restant attentifs à toute avancée négociée.
L’autre variable : l’offre mondiale
Au-delà du facteur politique, les fondamentaux du marché continuent d’exercer leur influence. Les États-Unis enregistrent actuellement des niveaux de production élevés, ce qui alimente les anticipations d’un possible surplus d’offre. Parallèlement, l’Agence internationale de l’énergie a revu à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale pour 2026, tablant désormais sur une progression plus modérée que prévu.
Cette combinaison — incertitudes géopolitiques d’un côté, signaux d’abondance de l’autre — explique la stabilité relative des prix observée en fin de semaine.
Un marché sous tension structurelle
Les évolutions récentes confirment la sensibilité du marché pétrolier aux facteurs politiques internationaux. Les opérateurs naviguent entre scénarios contradictoires, ce qui limite les variations brusques tout en maintenant une volatilité latente.
Dans ce contexte, les prochaines semaines seront déterminantes. L’issue des discussions diplomatiques et l’évolution de la situation sécuritaire dans la région pourraient rapidement modifier l’équilibre actuel, faisant du pétrole l’un des baromètres les plus sensibles de la géopolitique mondiale.
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