Tesla : un homme condamné après avoir harcelé son ex-compagne à distance
À Sydney, un homme de 50 ans a été condamné à plus de deux ans de prison pour des faits de violences conjugales. Après sa séparation, il avait continué à accéder à la Tesla de son ancienne compagne grâce à l’application du constructeur, allant jusqu’à modifier certains paramètres du véhicule à distance.
Une voiture devenue un moyen de contrôle
La rupture n’a pas suffi à couper tous les liens entre Enrico Pucci et son ancienne partenaire. À Sydney, en Australie, cet homme de 50 ans a exploité l’accès qu’il conservait à la Tesla de son ex-compagne pour exercer une forme de contrôle à distance.
Grâce à l’application associée au véhicule, il pouvait notamment intervenir sur certains réglages de la voiture. Il aurait ainsi modifié la température à l’intérieur de l’habitacle et imposé des restrictions concernant la vitesse du véhicule.
Ces agissements ont été considérés par la justice comme faisant partie d’un ensemble de comportements relevant des violences conjugales.
Une condamnation à deux ans et trois mois
Le tribunal de Parramatta a condamné Enrico Pucci à deux ans et trois mois de prison. Une période minimale de quinze mois devra être effectuée avant qu’il puisse envisager une libération conditionnelle.
Au total, la justice a retenu 30 infractions liées aux violences conjugales. L’homme avait reconnu les faits et plaidé coupable devant le tribunal.
Les objets connectés au cœur des violences conjugales
Cette affaire met en lumière une nouvelle dimension des violences après une séparation : l’utilisation des technologies connectées pour maintenir une emprise sur une ancienne partenaire.
Les véhicules modernes peuvent être associés à des applications permettant de contrôler à distance différentes fonctions. Lorsqu'un ancien conjoint conserve un accès au compte lié à la voiture, ces fonctionnalités peuvent potentiellement devenir un moyen supplémentaire de surveillance ou de pression.
Le dossier jugé à Sydney illustre ainsi les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les victimes lorsque les outils numériques prolongent, après la rupture, une relation de contrôle.
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