Urgent 16:44 Certification Coface : Un label qui renforce la crédibilité financière des entreprises 16:30 Maroc-Mauritanie : cap sur une coopération agricole et scientifique renforcée 15:30 Maroc : Le dirham se renforce face au dollar tandis que les marchés financiers évoluent en ordre dispersé 14:30 Province de Guercif : 230 habitants bénéficient d’une caravane médicale pluridisciplinaire 14:10 La France durcit ses conditions pour les étudiants internationaux 13:30 Barrage de Tine : dix-huit personnes visées pour détournement de fonds publics 13:00 Agriculture : la COMADER salue les mesures d’urgence et plaide pour une ruralité plus résiliente 12:30 Mariage et société : Ce que disent les statistiques dans les pays arabes 12:00 Marrakech réaffirme son engagement mondial contre le travail des enfants 11:45 Santé : les infirmiers multiplient les sit-in pour exiger l’application des engagements gouvernementaux 11:36 Inondations au Maroc : Le retour progressif des habitants évacués lancé sous contrôle des autorités 11:31 Maroc–Équateur : La billetterie du match amical de Madrid ouverte en ligne 11:30 Samir : Les techniciens relancent la pression pour la reprise du raffinage 11:22 Exclusif : Les rumeurs démenties, Ouahbi reste en poste et Akhannouch agit dans son cadre légal 10:52 Maroc : Aziz Akhannouch à Addis-Abeba pour le sommet africain sur l’eau et l’assainissement 10:44 Chefchaouen : Réouverture rapide des routes après les intempéries grâce à la mobilisation des services techniques 10:30 Intempéries au nord du Maroc : AXA Assurance active une ligne d’urgence pour accompagner les assurés sinistrés 10:01 Al Omrane Expo 2026 : Le salon immobilier marocain séduit la diaspora à Paris 09:30 Inondations : entre réactivité et fragilités 09:00 Aéronautique : le Maroc accueille le plus grand site mondial de systèmes d’atterrissage de Safran à Nouaceur 08:45 Navires turcs : le Maroc entre dans la liste des clients 08:31 Love Brand | El Wahabi Reda parmi les influenceurs préférés en 2025 08:00 Love Brand | Centrale Danone parmi les marques préférées en 2025 23:31 Tanger : un père arrêté après une attaque mortelle dans un hôpital 22:45 TPME : Meriem Zairi plaide pour un accompagnement plus inclusif et transparent 22:30 Santé : Le Maroc défend à Addis-Abeba un modèle africain de financement durable 21:45 Abus de marché : l’AMMC clarifie les contours de la manipulation de cours 21:31 Loukkos : un dispositif renforcé pour protéger les infrastructures agricoles face au risque d’inondation 21:09 Ksar El Kébir : une caravane vétérinaire mobilisée pour sauver le cheptel après les inondations 20:44 EFM de Berlin : le Maroc devient pays à l’honneur et séduit les professionnels du cinéma 20:09 Crédit du Maroc accélère sa croissance et renforce sa rentabilité en 2025 19:00 Espagne : hausse des Marocains affiliés à la Sécurité sociale en janvier 18:00 Le Maroc maintient le droit antidumping sur les tapis mécaniques égyptiens à 35,33 % 17:44 Recherche scientifique : l’Université Internationale de Rabat primée pour ses innovations médicales 17:35 SM le Roi Mohammed VI reçoit le président du Conseil d’administration du Groupe Safran à Casablanca 17:25 SM le Roi préside le lancement d’une usine Safran à Nouaceur et renforce l’essor industriel du Maroc

Caisse de compensation : la réforme qui inquiète

Samedi 14 Juin 2025 - 13:00
Caisse de compensation : la réforme qui inquiète

Depuis mai 2024, le Maroc a amorcé une réforme majeure de son système de soutien social : le début du démantèlement de la Caisse de compensation, notamment à travers la réduction progressive des subventions sur le gaz butane. Cette mesure, justifiée par le gouvernement comme un levier pour améliorer l’efficacité de la dépense publique et réorienter les aides vers les plus pauvres, provoque néanmoins une vive inquiétude au sein de la population.

Une réforme budgétaire sous tension

Présentée comme une nécessité pour préserver la soutenabilité des finances publiques, cette réforme vise à réduire le déficit budgétaire et à réaffecter les ressources aux programmes sociaux ciblés. Selon les projections officielles, le gouvernement espère ainsi économiser près de 1,2 milliard de dollars par an pour ramener le déficit de 4 % à 3 % du PIB d’ici 2026.

Cependant, dans un contexte de volatilité des marchés mondiaux et d’inflation persistante, ces projections semblent fragiles. Le coût des subventions pourrait grimper à 1,6 milliard de dollars en 2025, en raison de la hausse des prix du gaz, du sucre et du blé. Le démantèlement de la Caisse intervient donc à contretemps, risquant d’amplifier les pressions sur le pouvoir d’achat.

Un filet social qui s'effiloche

La suppression des subventions sur le gaz butane représente un tournant symbolique et concret. Ce produit, massivement utilisé par les ménages pour la cuisson et le chauffage, constituait l’un des derniers remparts contre la précarité énergétique. Pour de nombreuses familles, notamment rurales, cette aide garantissait un minimum de stabilité dans un quotidien marqué par l’incertitude économique.

L’argument selon lequel les subventions profitaient davantage aux riches qu’aux pauvres est battu en brèche par des experts comme le politologue Abderrafie Zaanoun, qui souligne que cette logique ignore les réalités d’un tissu social complexe. « Le Maroc s’oriente vers un modèle social plus minimaliste, où l’aide ciblée remplace un soutien universel. Cela peut creuser davantage les inégalités, notamment au détriment des classes moyennes », explique-t-il.

Aides directes : promesse ou mirage ?

Le gouvernement mise désormais sur des transferts monétaires directs, censés toucher entre 4 et 5 millions de familles d’ici 2026. Mais les critiques pleuvent : montants insuffisants, inflation non maîtrisée, critères d’éligibilité opaques… Autant de limites qui fragilisent la crédibilité du dispositif. De nombreuses familles en situation de vulnérabilité se retrouvent exclues, souvent en raison de défaillances administratives ou de critères algorithmiques peu adaptés aux réalités du terrain.

En parallèle, la généralisation de la protection sociale — annoncée comme la grande cause nationale — semble piétiner. Les bénéficiaires du régime « AMO-Tadamon » rapportent des difficultés d’accès aux soins, faute d’un réseau de santé suffisant et de couverture effective.

Un risque accru de fracture sociale

Derrière les chiffres et les objectifs macroéconomiques, la réforme touche à un équilibre fragile : celui d’un pacte social implicite entre l’État et ses citoyens. Dans une société marquée par la stagnation des revenus et une hausse continue des prix, la suppression des subventions sans une alternative solide pourrait accentuer la paupérisation, notamment des classes moyennes, longtemps considérées comme stabilisatrices.

Sans réforme fiscale équitable ni stratégie de développement social inclusive, le Maroc pourrait reproduire les erreurs de nombreux pays du Sud ayant opéré des transitions similaires. Le résultat : un filet de sécurité effiloché, une population plus exposée à la précarité, et une confiance affaiblie envers les institutions.

 

Réformer la Caisse de compensation peut être une étape nécessaire, mais à condition qu’elle s’accompagne d’une vision claire, équitable et inclusive. À défaut, la fin des subventions risque de laisser place à une ère de vulnérabilité accrue, où les promesses de justice sociale se heurteront aux dures réalités économiques.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.