Iran : explosion du nombre d’exécutions en 2025 selon les ONG
L’Iran a atteint en 2025 un niveau d’exécutions jamais observé depuis plusieurs décennies. D’après un rapport publié par deux organisations internationales de défense des droits humains, au moins 1 639 personnes ont été mises à mort au cours de l’année écoulée. Un chiffre en nette progression par rapport à 2024, qui alimente les inquiétudes sur le durcissement sécuritaire du régime.
Cette hausse intervient dans un contexte de tensions internes persistantes et de crispation géopolitique régionale, alors que Téhéran fait face à de multiples défis politiques et sociaux.
Une hausse spectaculaire en un an
Les données compilées par Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort font état d’une augmentation de 68 % en comparaison avec l’année précédente.
Les auteurs du rapport soulignent qu’il pourrait s’agir d’un bilan inférieur à la réalité, certaines exécutions n’étant pas rendues publiques ou difficilement vérifiables. Le rythme constaté correspond à plus de quatre mises à mort par jour sur l’ensemble de l’année.
La peine capitale comme levier politique
Pour les ONG, la peine de mort dépasse le cadre judiciaire et s’inscrit dans une logique de contrôle politique. Elles estiment que les autorités utilisent ces condamnations pour dissuader toute contestation sociale et limiter les mouvements de protestation.
Les arrestations liées aux mobilisations populaires de janvier 2026 nourrissent ces craintes. De nombreux détenus resteraient exposés à de lourdes sanctions, y compris la peine capitale.
Minorités et groupes vulnérables exposés
Le rapport insiste également sur la situation des minorités ethniques, particulièrement représentées parmi les condamnés exécutés. Les communautés kurdes et baloutches figurent parmi les plus touchées, selon les observateurs.
Les ONG évoquent aussi le cas des personnes issues de milieux défavorisés, souvent confrontées à un accès limité à la défense juridique et à des procédures contestées.
Forte progression des exécutions de femmes
Parmi les données marquantes du rapport, 48 femmes ont été exécutées en 2025. Il s’agit du niveau le plus élevé recensé depuis plus de vingt ans.
Plusieurs dossiers concernaient des affaires familiales ou conjugales, révélant la complexité sociale et judiciaire entourant certaines condamnations.
Drogue, pendaisons publiques et pression internationale
Une part importante des exécutions concerne des infractions liées au trafic de stupéfiants. Les ONG relèvent également une reprise des exécutions publiques, signe selon elles d’une volonté d’intimidation.
Des organisations comme Amnesty International appellent la communauté internationale à accentuer la pression diplomatique sur l’Iran afin d’obtenir un moratoire sur la peine de mort et des garanties judiciaires conformes aux standards internationaux.
-
13:45
-
13:41
-
13:34
-
13:10
-
13:03
-
12:44
-
12:31
-
12:00
-
11:44
-
11:30
-
11:07
-
11:04
-
11:01
-
10:50
-
10:44
-
10:43
-
10:36
-
10:31
-
10:28
-
10:15
-
10:00
-
09:54
-
09:44
-
09:31
-
09:16
-
09:09
-
09:07
-
08:57
-
08:44
-
08:38
-
08:30
-
08:02
-
08:00
-
07:47
-
07:45
-
07:34
-
07:30
-
07:24
-
07:18
-
07:14
-
07:10
-
07:00
-
06:49
-
23:09
-
22:44
-
22:31
-
22:09
-
21:40
-
21:31
-
21:09
-
20:44
-
20:31
-
20:00
-
19:48
-
19:33
-
19:09
-
18:40
-
18:31
-
18:00
-
17:44
-
17:31
-
17:07
-
16:50
-
16:40
-
16:32
-
16:31
-
16:14
-
16:00
-
15:44
-
15:31
-
15:23
-
15:22
-
15:05
-
14:40
-
14:30
-
14:02
-
14:00