Urgent 08:00 Aïd Al-Adha 1447 : Une gestion sanitaire jugée satisfaisante par l’ONSSA 21:02 Brésil–Maroc : Ancelotti fait le point sur l’état de Neymar avant le grand rendez-vous 20:00 Gaza : le Maroc débloque 3 millions de dollars pour la reconstruction 19:03 Liverpool tourne la page Arne Slot après deux saisons mouvementées 18:02 La France conserve sa note A+ : un signal positif pour les marchés 17:32 Flambée des prix du bétail : le Conseil de la concurrence clarifie son rôle et lance une enquête 17:01 Kennedy Center : Trump contraint de revoir ses ambitions après une décision de justice 16:33 Trafic international de drogue : une cargaison géante interceptée au port de Sète 16:00 Tanger décolle : plus de 872.000 voyageurs accueillis en quatre mois 15:31 Malawi : le gouvernement réorganise les ministères de l’Énergie et des Mines pour relancer l’économie 15:05 Le Conseil de sécurité prolonge les sanctions contre le Soudan du Sud jusqu’en 2027 14:44 L’aéroport Nador-El Aroui poursuit sa croissance et dépasse les 349.000 passagers à fin avril 14:31 Un T-Rex géant estimé à 30 millions de dollars bientôt mis aux enchères à New York 14:04 Mondial 2026 : l’Irak veut transformer son retour historique en exploit sportif 13:44 Essaouira-Mogador accélère sa croissance aérienne au début de 2026 13:31 Le Maroc s’affirme comme plateforme africaine des industries vertes chinoises 12:46 Carbone en Afrique : un marché en plein essor, mais à deux vitesses 12:30 Ford accélère sa croissance au Moyen-Orient avec une nouvelle équipe dirigeante 12:02 Mondial 2026 : la Norvège s’affirme comme un outsider à surveiller 11:43 Montréal lance un appel à la sobriété hydrique face à une conduite d’eau fragilisée 11:31 Marrakech-Menara dépasse le million de voyageurs et confirme la montée du trafic aérien au Maroc 11:02 SM le Roi Mohammed VI adresse ses félicitations au président de la Croatie 11:01 ONU : trois Casques bleus marocains honorés à titre posthume lors de la Journée internationale du maintien de la paix 10:57 Maroc : hausse des températures et risques d’orages ce dimanche 31 mai 10:52 L’Afrique au cœur du dialogue Maroc–Argentine à Buenos Aires 10:44 ASEAN : les pays d’Asie du Sud-Est défendent la liberté de navigation maritime 10:32 Allemagne : le trafic suspendu à l’aéroport de Munich après une alerte aux drones 10:30 Tourisme durable : l’Unesco et TUI Care Foundation misent sur le Maroc pour préserver le patrimoine mondial 10:25 La pensée française perd l’un de ses plus grands esprits : Edgar Morin est décédé 10:03 Sahara marocain : la Côte d’Ivoire renouvelle son soutien au plan d’autonomie du Maroc devant l’ONU 10:00 Cours particuliers : la ruée vers les mentions transforme le soutien scolaire en business lucratif 09:40 Élevage : le Maroc accélère la reconstruction de son cheptel national 09:33 Cour des comptes : le modèle marocain salué par l’OCDE pour sa gouvernance et sa transparence 09:00 Une journaliste d’origine marocaine décroche un Emmy grâce à une enquête explosive sur l’Iran 08:44 Maroc : un recul des prix des carburants attendu dans les prochains jours 08:40 Maroc : une refonte du Code des assurances pour accélérer l’inclusion financière 08:33 Météo au Maroc : chaleur persistante et risques d’orages sur plusieurs régions ce samedi 08:30 Heure légale au Maroc : l’exécutif tranche et maintient définitivement le GMT+1

Philanthropie au Maroc : entre potentiel et obstacles bureaucratiques

Mercredi 09 Juillet 2025 - 10:30
Par: Naji khaoula
Philanthropie au Maroc : entre potentiel et obstacles bureaucratiques

Le Maroc affiche un environnement "moyennement favorable" pour les activités philanthropiques, selon l’édition 2025 de l’Indice mondial de l’environnement des activités caritatives, publié par la Lilly Family School of Philanthropy de l’Université d’Indiana. Malgré des avancées ponctuelles, le Royaume peine à construire un écosystème propice à l’essor du travail caritatif, en raison de blocages administratifs et d’un manque d’incitations fiscales.

Le rapport, qui couvre la période 2021-2023, évalue le climat philanthropique dans 95 pays en s’appuyant sur plusieurs critères : cadre légal, fiscalité, liberté d’opération, culture du don et innovation technologique. Le Maroc obtient un score compris entre 3,50 et 3,99 sur 5, le classant dans la catégorie des pays offrant un environnement relativement favorable, sans pour autant rivaliser avec les meilleures pratiques internationales.

Des freins structurels persistants

L’étude relève que le tissu socioculturel marocain reste réceptif à la solidarité et à l’entraide, valeurs profondément ancrées dans la société. Toutefois, le potentiel philanthropique du pays est freiné par une réglementation complexe, des démarches administratives lourdes et un système fiscal peu incitatif. Ces facteurs dissuadent à la fois les donateurs privés et les organisations souhaitant se structurer durablement.

Parmi les défis les plus notables : la lenteur des autorisations administratives pour les associations, le manque de transparence dans les mécanismes de financement et l’absence de réduction fiscale attractive pour les particuliers ou les entreprises désireuses de soutenir des causes sociales.

Un retard dans l’adoption des technologies

Autre constat préoccupant : l’usage encore limité des technologies numériques dans le secteur caritatif marocain. Alors que de nombreux pays ont investi dans des plateformes digitales de dons, des outils de suivi des projets ou encore des systèmes de communication innovants avec les bénéficiaires, le Maroc semble à la traîne. Cette inertie technologique entrave la modernisation du secteur et réduit sa capacité d’impact.

Comparaisons internationales et leviers d’amélioration

À l’échelle mondiale, 61 % des pays analysés présentent un environnement jugé favorable pour la philanthropie. Les États-Unis, la Suède, la Suisse ou encore les Émirats arabes unis dominent le classement avec des scores supérieurs à 4,5. À l’inverse, des pays comme le Zimbabwe ou le Myanmar ferment la marche avec des conditions très restrictives.

Le rapport suggère que le Maroc, en tant qu’économie émergente, pourrait progresser à travers une série de réformes ciblées : simplification administrative, modernisation du cadre juridique, création de dispositifs fiscaux encourageant les dons, renforcement de la transparence financière et développement de partenariats public-privé.

Des flux de dons transfrontaliers de plus en plus sous pression

L’étude alerte également sur la tendance mondiale au durcissement de la réglementation des dons internationaux. Près de la moitié des pays évalués ont vu leur capacité à recevoir des fonds étrangers diminuer, ce qui affecte particulièrement les États où les ressources locales sont limitées. Le Maroc, à ce titre, doit anticiper ce resserrement global en diversifiant ses sources de financement et en renforçant sa résilience locale.

Vers une dynamique collective

Les auteurs du rapport insistent sur la nécessité d’une mobilisation conjointe des acteurs publics, privés et de la société civile. L’amélioration du climat philanthropique ne peut être portée uniquement par les pouvoirs publics. Elle exige un engagement collectif pour bâtir un cadre structuré, transparent et facilitateur, à même de répondre aux besoins croissants de la population et de relever les défis sociaux, économiques et environnementaux du pays.

En résumé, malgré un ancrage culturel fort de la solidarité, la philanthropie marocaine reste freinée par un appareil administratif rigide et des dispositifs fiscaux peu engageants. Un virage stratégique est nécessaire pour permettre au secteur caritatif de jouer pleinement son rôle dans le développement du pays.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.