Malawi : le PIB atteint 24.760 milliards de kwachas en 2025
L’économie du Malawi affiche une progression marquée de sa richesse nationale depuis 2017. Selon les données de l’Office national des statistiques (NSO), le produit intérieur brut (PIB) nominal est passé de 6.530 milliards de kwachas en 2017 à 19.670 milliards en 2024. Cette évolution traduit une forte expansion en valeur, soutenue notamment par la consommation des ménages.
Les premières estimations disponibles pour 2025 prolongent cette dynamique. Le PIB est évalué à 8.140 milliards de kwachas aux prix constants de 2017, tandis qu’il atteint 24.760 milliards aux prix courants, sur la base d’un taux de change de 1 dollar pour 1.733 kwachas.
La consommation des ménages reste le principal moteur
L’analyse du NSO montre que la demande intérieure occupe une place centrale dans l’évolution de l’économie malawite. La consommation finale demeure la principale composante des dépenses sur l’ensemble de la période étudiée.
Aux prix constants de 2017, celle-ci est passée d’environ 6.390 milliards de kwachas en 2017 à 10.360 milliards en 2024, avant d’atteindre près de 11.920 milliards en 2025.
La consommation finale privée a connu une progression particulièrement importante. Elle s’est établie à 4.760 milliards de kwachas en 2017, puis à 8.970 milliards en 2024, avant de grimper à 10.730 milliards en 2025.
Cette évolution confirme le poids croissant de la demande des ménages dans l’activité économique du pays. Elle constitue également l’un des principaux facteurs expliquant la hausse du PIB enregistrée au cours des dernières années.
L’investissement retrouve progressivement du terrain
Après une période de ralentissement, l’investissement semble également amorcer une reprise.
La formation brute de capital, mesurée aux prix constants de 2017, avait reculé à environ 940 milliards de kwachas en 2023. Elle est ensuite remontée à 1.180 milliards en 2024, puis à 1.390 milliards en 2025.
Cette amélioration constitue un signal encourageant pour l’activité économique. Une reprise durable de l’investissement pourrait notamment contribuer à renforcer les capacités productives du pays et à accompagner la progression de la demande intérieure.
Le NSO souligne ainsi que la croissance récente repose non seulement sur la consommation privée, mais aussi sur le redressement de la formation brute de capital observé en 2024 et 2025.
La hausse des importations pèse sur les échanges extérieurs
Cette dynamique intérieure s’accompagne toutefois d’une fragilité persistante sur le front extérieur.
Le Malawi continue de présenter un important déficit entre ses exportations et ses importations. En 2025, les exportations se sont établies à environ 718,5 milliards de kwachas, tandis que les importations ont atteint 6.130 milliards.
L’écart entre les deux montants illustre la dépendance de l’économie malawite aux produits importés pour répondre à la demande intérieure.
Selon le NSO, les exportations ont certes progressé sur la période, mais à un rythme inférieur à celui des importations. Cette évolution continue ainsi de peser sur les exportations nettes et constitue l’un des principaux déséquilibres auxquels l’économie du pays reste confrontée.
Une croissance encore confrontée à des défis structurels
La progression du PIB témoigne d’une évolution positive de l’activité économique malawite, mais les chiffres mettent également en évidence les limites du modèle actuel.
L’augmentation de la consommation stimule la croissance, mais lorsqu’elle s’accompagne d’une progression plus rapide des importations, elle peut accentuer les pressions sur les comptes extérieurs.
Le défi pour le Malawi consiste donc désormais à consolider cette croissance en renforçant la production nationale, en développant l’investissement et en améliorant les capacités d’exportation.
La reprise de la formation brute de capital constitue à ce titre un élément important. Si elle se poursuit, elle pourrait contribuer à accroître les capacités productives de l’économie et, à terme, à réduire la dépendance à l’égard des importations.
Les données du NSO dessinent ainsi une économie en expansion, portée par une demande intérieure dynamique, mais toujours confrontée à la nécessité de rééquilibrer ses échanges avec l’extérieur.
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