Tanger : démantèlement d’un réseau de falsification de diplômes et documents officiels
Un nouveau coup de filet vient d’être réalisé à Tanger dans le domaine de la lutte contre la fraude documentaire. Les services de police de la préfecture de Tanger ont procédé, mardi 10 février 2026 dans la soirée, à l’arrestation de deux personnes soupçonnées d’avoir mis en place une activité illégale de fabrication et de vente de diplômes et certificats scolaires falsifiés.
Cette opération intervient dans un contexte de renforcement des contrôles contre les réseaux spécialisés dans la contrefaçon de documents administratifs, un phénomène aux répercussions directes sur l’intégrité des parcours académiques et professionnels.
Un gérant de cybercafé pris en flagrant délit
D’après des informations émanant de sources sécuritaires, l’affaire a débuté par des investigations menées autour d’un cybercafé situé à Tanger. Son gérant, principal suspect dans cette affaire, a été surpris en pleine activité de falsification de diplômes académiques et de certificats scolaires.
Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que ces documents contrefaits étaient proposés à la vente à des particuliers contre rémunération, avec pour objectif de leur permettre un usage frauduleux dans des démarches administratives ou professionnelles.
Une employée également interpellée
Les investigations complémentaires menées par la police ont conduit à l’arrestation d’une seconde personne, une employée du même cybercafé. Celle-ci est soupçonnée d’avoir participé activement à ce trafic, en contribuant à la préparation et à la diffusion des faux documents.
Les enquêteurs cherchent désormais à établir le degré d’implication de chacun, ainsi que l’éventuelle existence d’autres complices ou bénéficiaires de ce système frauduleux.
Un important matériel saisi
Les perquisitions effectuées aussi bien dans les locaux du cybercafé qu’au domicile du suspect principal ont permis la découverte d’un véritable arsenal dédié à la falsification.
Les forces de l’ordre ont notamment saisi 48 diplômes et certificats scolaires contrefaits, ainsi que des relevés de notes falsifiés. Pas moins de 41 tampons administratifs falsifiés ont également été découverts, attestant d’une organisation structurée et d’une activité déjà bien établie.
Trois ordinateurs et trois imprimantes, utilisés pour la fabrication des faux documents, ont été confisqués dans le cadre de l’enquête.
Une procédure judiciaire en cours
À l’issue de l’opération, le principal suspect a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. L’employée interpellée fait, quant à elle, l’objet d’investigations judiciaires menées sous la supervision du parquet compétent.
Les autorités cherchent désormais à déterminer l’ampleur réelle de cette activité criminelle, à identifier l’ensemble des personnes ayant eu recours à ces documents falsifiés, et à établir les différentes infractions susceptibles d’être retenues contre les mis en cause.
Un phénomène sous surveillance
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les dangers liés à la falsification de documents officiels, une pratique qui porte atteinte à la crédibilité des institutions et peut engendrer de graves conséquences pour les secteurs de l’éducation et de l’emploi.
Les services de sécurité rappellent leur détermination à lutter fermement contre ce type de délits et à poursuivre toute personne impliquée dans des réseaux de fraude documentaire.
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