Aïd Al-Adha 2026 : les intermédiaires, un frein à des prix abordables
À l’approche de l’Aïd Al-Adha 2026, la perception des prix du bétail oppose les professionnels du secteur aux ménages. Si les éleveurs affichent confiance grâce à un cheptel abondant et des conditions climatiques favorables, les consommateurs ressentent une pression sur leur pouvoir d’achat.
Selon les chiffres officiels, le cheptel national s’élève à près de 32,8 millions de têtes, dont plus de 23 millions d’ovins et 7,5 millions de caprins. Les pluies récentes ont favorisé la régénération des pâturages et ont réduit certaines charges pour les éleveurs. Les projections indiquent une offre potentielle supérieure à 13 millions d’animaux pour une demande estimée à environ 6 millions, suggérant un excédent structurel.
Pour Abdellah Boutchichi, conseiller agricole auprès du ministère de l’Agriculture, cette situation statistique rassure, mais ne reflète pas le ressenti des citoyens. Malgré l’abondance, les prix restent élevés dans de nombreux marchés urbains. Le facteur clé ? Les intermédiaires, appelés “chennaqa”, qui achètent puis revendent les animaux, accumulant des marges et éloignant le prix final de sa valeur réelle.
Face à cette dynamique, les marchés à bestiaux, ou “rahba”, apparaissent comme une alternative plus transparente. La négociation directe entre vendeurs et consommateurs permet une formation plus équilibrée des prix. Plusieurs dizaines de ces marchés ont été ouverts à travers le pays pour limiter le rôle des intermédiaires. Pourtant, l’accès reste restreint pour de nombreux citadins, laissant le marché dépendant des “chennaqa”.
Les coûts liés à l’alimentation spécifique des animaux et au transport, accentués par la hausse du carburant, contribuent également à la pression sur les prix. Mais dans un contexte d’offre excédentaire, ces facteurs devraient être en partie compensés par la concurrence, un mécanisme perturbé par la présence des intermédiaires.
Le marché de l’Aïd Al-Adha illustre ainsi une problématique plus large : la régulation des circuits de distribution. Tant que les “chennaqa” continueront de capter une part importante de la chaîne commerciale, les promesses d’un Aïd accessible pour tous resteront difficiles à tenir.
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